Sarthe. Les Marcheurs se rebellent, Willy Colin se défend

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"C'est un procès injuste qui me blesse", estime Willy Colin © Photo archives ML - Hervé Petitbon

Dans une lettre ouverte, huit animateurs des comités sarthois de La République en marche (1) dénoncent des « agissements et pratiques d'un autre âge » au sein de la direction du parti en Sarthe.

« Malveillance », « incitations à la délation, accusations sans preuve, menaces répétées », « décisions assénées sans concertation », « combines électorales », sont évoquées. Le référent départemental Willy Colin est visé nommément.

Les signataires, qui indiquent représenter « 750 des 950 personnes affiliées à un comité local en Sarthe », rappellent qu'ils avaient « unanimement demandé un changement de référent » départemental de la République en marche. Ils qualifient la direction du parti en Sarthe de « baronnie ».

« C'est absolument faux ! » s'insurge Willy Colin, « blessé » par cette « lettre au vitriol ». « Il faut respecter les règles du jeu. On ne peut pas contester une décision statutaire », dit-il en référence à sa confirmation comme référent départemental de La République en marche, précisant que cette décision n'est pas une élection.

Selon lui, « il y a un peu d'aigreur et du ressentiment » chez les signataires de la lettre, qui n'avaient pas été investis pour être candidats aux législatives. « Est-ce qu'ils représentent les candidats ? Non. » Willy Colin balaye les reproches énumérés dans la lettre : « c'est une liste de griefs. Il n'y a pas de faits précis. »

Il précise néanmoins que « les ponts ne sont pas coupés. Il y a possibilité de dialogue. »

(1) Maïwenn Favetto Bon, Emmanuel Huet, Clarisse Maignan, Jean-Luc Dutour, Charly Koumba, Stéphane Aurange, Daniel Mouton, Christophe Pohu.

Plus d'informations dans Le Maine Libre de ce mercredi 11 octobre. 

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